"Grégory,
Je ne pensais pas que j'aurais à écrire cette lettre ...
Un hommage, ça veut dire quoi? Que c'est fini?
Non je ne crois pas, rien ne se termine jamais. Ce n'est que le commencement pour toi, tu peux le savoir maintenant.
J'essaierai de ne pas trop te retenir avec les larmes parce qu'au fond, elles sont égoïstes mes larmes, ce sont les souvenirs que tu laisses, les mots, les gestes, les rires, le parfum ...
Les larmes, elles te retiennent. Toi, tu es l'espoir, l'espoir pour ta famille, pour nous qui restons que l'on peut vivre ailleurs, que l'on eput y être heureux, que l'on peut avancer malgré tout. Je me souviens de toi à l'entrée du château, nous étions plein d'espoir, avec cette envie de montrer au monde entier qui l'on etait.
Je me souviens de tout ça, de tes blagues, de ton caractère, de ces fous rires que l'on a eu en pagaille, je me souviens de tout.
Il faudra le fêter! Te rendre autant de joie que tu nous en as donné durant ton passage dans nos vies.
J'ai l'impression que plus j'écris et plus tu te rapproches de moi, de tout ce que je voudrais que tu saches depuis ces trois années, de tout ca qui ne s'écrit pas mais qui se sent.
Si tu le sens, alors je n'ajouterai rien, j'essaierai juste de te laisser partir ailleurs. Mais pas de ma tête ni de mon coeur car tu y resteras, jusqu'à ce que je te retrouve au paradis en train de jouer au foot ou de faire un peu de musique avec Elvis Presley.
Sois heureux s'il te plaît, respire du bout de ton p'tit nez, regarde-nous d'en haut, rigole de nos bétises, de nos erreus, mais prends soin de toi et de tes ailes, ne laisse plus rien t'échapper.
Bon voyage, et avant d'être un ange comme tout le monde le dit, tu as d'abord été un homme et un homme bien. C'est de cet homme-là dont je me souviendrai, de son coeur, de lui tout entier.
Sache que je t'aime et que ça n'a jamais changé.
A ta vie, à tes rêves, à toi, à ceux que tu aimes."